Le 13 octobre dernier, l’INRS nous présentait son webinaire sur les postures sédentaires au travail, voici l’essentiel à retenir.
Qu’est-ce qu’une posture sédentaire ?
Une posture assise ou allongée sans bouger est considérée comme sédentaire notamment lorsqu’elle est maintenue dans le temps et qu’elle est associée à une très faible dépense d’énergie et ce en situation d’éveil. Il en est autrement de la posture allongée en situation de sommeil car cela correspond à une phase de récupération.
Précisons tout de même que la notion de maintien dans le temps correspond à la fois à la durée cumulée de postures sédentaires dans la journée et au caractère ininterrompu des périodes de sédentarité. Ce sont ces 2 critères qui caractérisent les postures sédentaires et c’est donc sur cela qu’il faudra se pencher dans votre démarche de prévention des risques.

D’où ça nous vient ?
Nous nous sommes probablement tous habitués à trouver normal de travailler en position assise surtout lors du travail sur écran. Cela nous vient probablement du conditionnement depuis notre tendre enfance à rester assis sur les bancs de l’école. Je suis moi-même assise pour écrire cet article, quelle erreur ! Allez debout.
Quels effets sur la santé ?
Les postures sédentaires participent ou aggravent la survenue de pathologies. Les effets sur la santé de la sédentarité ne sont pas négligeables mais dommageables.
Il est donc urgent de s’en préoccuper et les moyens à mettre en place sont plutôt simples.
Que faire ?
Il faut casser ces codes et bouger le plus possible au bureau, en réunion, en formation car il n’existe pas de posture idéale mais la posture idéale est de la varier.
Ne nous contentons pas simplement de nous lever de notre chaise mais marchons car il a été démontré, par les différentes études menées sur la sédentarité, que la marche même 5 minutes plusieurs fois par jours est bénéfique pour notre santé physique et mentale. L’important est d’interrompre la sédentarité et d’activer la masse musculaire.

Il existe aussi des solutions techniques pour favoriser le changement de position au cours de la journée, interrompre la sédentarité et augmenter la dépense énergétique. En revanche, seules, ces solutions ne seront pas suffisantes, elles devront s’accompagner d’une organisation du travail favorable et d’un espace de travail permettant les déplacements.
- Les pauses actives : l’organisation du travail doit permettre au salarié de quitter, régulièrement, son poste de travail pour se déplacer, marcher et/ou s’étirer.
- L’espace de travail devra être favorable à ces déplacements : éloigner les photocopieurs, les fontaines à eau, aménager les espaces de convivialité pour avoir le choix entre la posture assise ou debout, installer des salles de réunion « actives », etc.
- L’aménagement physique du poste de travail : bureaux à hauteur variable, ergocycle, tapis de marche peuvent être des solutions complémentaires. Une attention sera portée sur l’activité de travail et la durée maximale d’utilisation de ces équipements.
Il est important de retenir que c’est l’alternance des postures et les breaks de 5 minutes réguliers qui sont les plus efficaces pour rompre la sédentarité.
Vous pouvez visionner le replay du webinaire sur la chaîne YouTube de l’INRS
Les ressources documentaires :
